Mais qui est-il ?

Mon contact à Washington me dit qu’on n’a pas affaire à un élève mais qu’on a affaire au professeur. Quand l’armée monte une opération qui ne doit pas échouer, c’est à lui qu’ils font appel pour entraîner les troupes, d’accord ? C’est le genre de type qui boirait un bidon d’essence pour pouvoir pisser sur ton feu de camp. Ce mec-là, tu le largues au Pôle Nord, sur la banquise avec un slip de bain pour tout vêtement, sans une brosse à dent, et demain matin tu le vois débarquer au bord de ta piscine avec un sourire jusqu’aux oreilles et les poches bourrées de pesos. Ce type-là est un professionnel.

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mercredi 31 octobre 2007

Le garçon d'à côté

Maintenant que mon appartement parisien est plein comme un œuf de mes affaires nouvellement déménagées, cela veut dire logiquement que le précédent est vide. Que nenni. Il reste en fait mon lit et une commode, tout deux tellement abîmés par de nombreux montages et remontages successifs (merci de ne faire aucune allusion à caractère sexuel concernant mon pieu) que leur chemin s’arrête dans cette petite ville de banlieue. Seulement, en trop mauvais état pour les vendre ou même les donner, qu’en faire quand on n’a même pas de voiture et un passage des encombrants qu’une semaine après l’état des lieux sortant ?

On se doit de les détruire bien proprement pour que tout tienne dans quelques sacs poubelle afin que cela passe dans le circuit normal des détritus. Par contre, sans scie, broyeuse, machette ou aucune sorte d’outil contondant à part un tournevis et une cuillère à café, ça s’annonce sportif. Une fois, tout démonté proprement, il faut donc casser les planches. Usant de mon cerveau, je décide de faire confiance à Newton en les disposant avec un porte-à-faux puis en utilisant la gravité et mes 94kg pour les briser en deux. C’est un prodigieux défouloir et j’y prends un plaisir certain, même si c'est un peu vexant de voir ces épaisses planches céder aussi facilement sous mon poids. Mais quelques minutes après avoir commencé, on sonne à la porte.

« Bonjour monsieur, c’est le voisin du dessus. Dites, c’est dimanche après-midi, on est en pleine sieste et on a l’impression que vous vous tapez la tête contre les murs, vous en avez encore pour longtemps ? » me demande le sonneur avec un légère pointe d’agacement. Il est vrai que mon activité était quelque peu bruyante, mes oreilles en tintant jusqu’à l’acouphène. Mais je suis de mauvaise foi. Mais il a raison. Oui mais bon.

Je le connais bien ce voisin-là, il se trouve que nos noms de familles sont identiques à deux lettres près, une nuance que n’a pas été en mesure de discerner notre facteur au QI déficient, et ce, malgré mes fréquentes remarques dont le ton va croissant. Pour vous situer où nous en sommes, mon postier et moi, si je n’avais pas déménagé, la prochaine fois je lui aurais fait un diadème avec son vélo et des boucles d’oreilles avec ses sacoches, et pas forcément celles de sa bicyclette.

J’ai donc eu très régulièrement du courrier destiné à mon voisin et que je lui apporte à chaque fois. A chaque fois ? Certes, la gestion particulière de mes affaires personnelles fait qu’il se passe parfois plusieurs mois entre la réception de son courrier et son ouverture. Et il arrive aussi que j’ouvre des lettres qui ne me sont pas destinées sans faire exprès. C’est comme ça que j’ai appris le mois dernier que mon voisin était invité à se présenter au commissariat pour un délit de fuite après un accident de la route. Une convocation datée d’octobre 2006. Sans parler de ses très nombreux colis des éditions Altaya lui permettant de refaire la bataille de Verdun avec des soldats de plomb peints à la main comme des pieds.

Mais par contre, lui ne m’a jamais apporté du courrier à mon nom égaré dans sa boîte. Et à plusieurs reprises, je n’ai pas reçu des lettres que j’aurais du recevoir. Suspicion, j’écris ton nom.

Me voilà donc, transpirant et rougeaud, dans l’encadrement de ma porte, me demandant comment réagir à cette requête. Finalement, je décide de lui dire que j’avais presque terminé-désolé-bonne-journée. Parce que des mecs qui s’amusent à reconstituer des guerres en miniature au milieu de leur salon à l’âge adulte, on ne sait finalement pas de quoi d’autres ils sont capables.

- Posté à 18:25 -
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mardi 30 octobre 2007

Tenez, mon brave

Alors que je finissais de trier et de ranger tout ce que j’ai pu amasser ces 10 dernières années pour éviter d’avoir à les déménager, je suis tombé sur… le vide-poche. Vous savez, le truc qui trône dans l’entrée de chez vous et qui finit invariablement par déborder d’une multitude de petits objets d’aucune utilité mais qu’on n’a pas trop envie de jeter parce qu’ « on ne sait jamais » : un coupon de fidélité d’une pizzeria où vous ne retournerez jamais, une clé inconnue ouvrant une porte inconnue ou un jouet Kinder.

Dans mon vide-poche à moi, je rassemble toutes les pièces inférieures à 10 cents, celles en cuivre, qui laissent une odeur désagréable sur les doigts, qui encombrent mes poches et qui finissent par tinter à chaque pas contre mes clés, me donnant l’impression d’être un bouffon du 16ième siècle avec ses grelots. Vous voyez, le monde se divise en deux catégories : ceux qui paient en très petite monnaie et ceux qui sont payés en très petite monnaie. Je fais sans l’ombre d’un doute partie de la seconde, ne disant rien quand on me rend une poignée de pièces dégueulasses alors je viens de tendre un billet tout propre et n’osant en même temps jamais les refourguer ensuite.

Sauf qu’au bout d’un moment, par exemple à la veille d’un déménagement, il faut bien en faire quelque chose, de ce demi-kilo de pièces et j’ai beau faire attention, je n’ai pas encore croisé David Douillet pour les lui refiler.

Prenant une posture d’intense réflexion (cf schéma 5 page 12) en regardant par la fenêtre, mon regard tombe sur la jolie église, élément central de la vue. Et je me décidais alors à en faire don à ce charmant édifice. Je vois d’ici les anti-cléricaux primaires brandir leurs fourches pleines de vices, mais hé ho du calme, les mécréants. Croyant seulement en les mathématiques, la physique et la biologie, je n’en reste pas moins, excuse-moi, sensible à une belle pièce d’architecture.

Je profite donc d’une pause entre deux cartons pour me diriger vers le clocher avec mon vide-poche sous le bras, dans le but de remplir le premier tronc venu. Mais dans l’encadrement de la grande porte en bois, comptant aveuglement sur la légendaire charité chrétienne, était tendue la main pas très bien manucurée d’un clodo visiblement longue durée courbé contre le vent glacial. C’est sans réfléchir que je lui cède le magot, à sa grande joie qu’il conservera au moins jusqu’à avoir compté que, malgré le volume, il n’y avait que 2,47€.

Quitte à financer les penchants alcooliques de quelqu’un, autant que ce soit pour de la piquette en tétrapack plutôt que pour du vin de messe.

- Posté à 12:48 -
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vendredi 26 octobre 2007

Quand j’étais petit, j’étais un jedi

Cédant lâchement à cette vague d’exhibitions photographiques à caractère autopédophile initiée par 7h48 et poursuivie par Gauthier, me voilà en lardon.



C’est ça, marrez-vous.

- Posté à 15:04 -
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mardi 16 octobre 2007

Shakespeare in love

J’ai une passion pour l’Angleterre et ses habitants depuis fort longtemps : leur culture, leur mode de vie, leur langue, leur humour, leur nourriture (si si), leurs voitures, leurs paysages. En fait, je pourrais être l’un d’entre eux s’ils n’étaient pas si laids. Tout a commencé quand j’étais étudiant lorsqu’il fallait que je travaille l’été pour m’assurer le minimum vital ensuite pendant l’année scolaire (ordinateur, voitures de sport, sorties en tout genre, entretien de filles diverses et variées). A cette occasion, je m’étais retrouvé barman puis serveur durant deux étés successifs. Malgré quelques galères, je m’y étais plu, à tel point que j’ai failli m’y installer définitivement. Dieu sait quelle vie j’aurais eu si j’avais été un peu moins couard à cette époque. Bref, passons.

Depuis, mon affection pour la perfide Albion n’a cessé de se développer. Je passe une bonne partie de mon temps libre et même une partie de mon temps moins libre à lire religieusement des revues britanniques achetées à prix d’or chez WHSmith rue de Rivoli (une succursale du paradis sur terre) et à regarder les yeux brillants d'amour des films et des émissions de télé de la prestigieuse BBC en VO uniquement, évidemment. Et je ne rate pas non plus une occasion de parler avec un Anglais dès que j’en vois le vilain nez d’un. Ou un Américain, quand Gauthier en ramène un dans ses filets. Faute de grives, on mange du big mac.

Et ô joie, la demi-finale de la coupe du monde de rugby donnait l’occasion à nos voisins d’outre-manche de venir boire de la bière dans nos troquets parisiens. La semaine dernière donc, on pouvait trouver des anglais partout, pour la plupart perdus dans le métro à chercher désespérément leur chemin sur un plan à l’envers. Et qui vient à la rescousse ? Super Cactus Acide & Beurre Fondu, évidemment ! Sauf que certains d’entre eux ne souhaitaient pas spontanément se faire aider.

Je l’avais repéré de loin sur le quai de Franklin Roosevelt, ce couple rougeaud habillé à l’anglaise en train de scruter leur petit plan. Je m’étais donc glissé subrepticement près d’eux usant de la technique dite du pas chassé latéral, tout en prenant mon plus bel air de bon samaritain (cf figure A page 4). Mais rien. Le métro arrive, le couple monte, je me glisse derrière eux. Ils s’assoient sur des strapontins en se dévissant le cou pour déchiffrer l’itinéraire de la ligne 1, je m’assois sur un strapontin voisin. Toujours rien. Bien, passons à la vitesse supérieure.

J’ouvre mon précieux sac à dos et je sors mon arme secrète. Une revue anglaise, comme j’en transporte deux douzaines en permanence (selon le programme de musculation passive que j’ai moi-même développé et dont je vous parlerai un jour, bande de chanceux). Adoptant une posture complètement tordue mais leur permettant de lire la couverture aux titres anglais de mon magazine afin de leur démontrer toute l’étendue de mes capacités bilingues, je prenais alors un air détaché et concentré.

Pathétique, me direz-vous ? Je dis oui. Pathétique, mais presque.

La ruse de sioux fonctionne, le mâle du couple s’adresse à moi dans un accent cockney du plus bel effet. Certes, ça n’a pas la saveur de celui du Yorkshire (la région, pas le chien avec lequel je rechigne à m'entretenir) mais je saurai m’en contenter. Je m’applique, en sortant de pompeuses formules que je préparais déjà intérieurement depuis plusieurs minutes pour leur indiquer leur chemin et leur tient pour ainsi dire la jambe jusqu’à ce qu’ils arrivent à leur station de destination où je me gargarise d’un « Good luck for Saturday, may the best win ! » quand les portes de la rame se ferment et alors que mon intérêt pour le sport au ballon oval est proche du néant. Quel délice, quel bonheur, j’étais aux anges.

Par contre, comme je n’avais strictement aucune idée d’où se trouvait l’endroit où ils voulaient aller, j’ai du inventer. Désolé.

- Posté à 15:30 -
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lundi 8 octobre 2007

Tri marrant ? Pas vraiment

Comme vous avez pu le découvrir en lisant ce remarquable article, je suis pour l’instant en cours de changement de logis, pour le simple et doux plaisir de franchir le périphérique parisien, en divisant au passage mes temps de trajet quotidien mais aussi ma surface habitable par deux pour le même loyer. Qui dit espace moindre dit donc forcément tri acharné avant déménagement.

Voyez vous, je suis plutôt du genre collectionneur nostalgique. Du genre à s’asseoir dans un soupir sur mon lit entre deux sacs poubelle remplis de vêtements à donner ou à jeter, et serrer contre mon cœur une vieille paire de baskets Adidas trouées, à la couleur incertaine et à la semelle usée jusqu’à la corde, pour me remémorer les larmes aux yeux chaque mètre que j’ai pu faire avec depuis que je m’en suis porté acquéreur il y a… 10 ans. C’était mes chaussures par défaut, celles qui ont fait partie de toutes mes aventures de jeune adulte, celles qui m’ont vaillamment isolé du sol d’un nombre considérable de pays, s’imprégnant au passage de pluie anglaise, de neige suisse, de poussière volcanique islandaise, de sable sénégalais ou de boue thaïlandaise. Celles que j'emmène encore dans mes valises même si je sais que je ne vais pas les porter.

C’est avec elles que je suis passé de garçon à homme. A l’époque de leur achat, j’avais 10kg de moins, j’étais jeune, j’étais beau, j’étais étudiant et j’attendais fiévreusement le résultat de mes examens dans ma petite ville de province. Aujourd’hui, dans mon deuxième CDI qui n’a strictement rien à voir avec mes diplômes, je les remets de temps en temps s’il fait beau, le vendredi, pour affronter les transports en commun de la capitale. Entre temps, ces 10 années ont été absolument merveilleuses, riches en évènements, heureux ou pas, en rencontres, agréables ou pas, mais rock n’roll à faire passer du Machine Head pour le générique de Candy.

Elles ont aussi frôlé doucement quelques autres chaussures féminines, plus ou moins longuement, et c’est d’ailleurs la propriétaire des dernières qui a coiffé avec joie la casquette du nettoyeur sans pitié se chargeant de me motiver pour faire le ménage par le vide. Ces baskets sont les suivantes sur sa liste des cibles à abattre, après avoir expédié ad patres des Doc Martens au cuir usé laissant apparaître la coque en métal, des préservatifs à utiliser avant avril 2002 et quelques vieux films pornographiques téléchargés en cachette que-je-savais-même-plus-que-je-les-avais-promis-chérie.

Mais non, mes Adidas, je les garde.

- Posté à 14:20 -
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lundi 1 octobre 2007

Le péril très jeune

Une légende dit que plus on ignore les chats, plus on les attire. Je n’ai jamais remarqué ça pour les griffus, par contre c’est terriblement vrai pour moi en ce qui concerne les enfants. Et je n’aime pas les enfants. Si je prends le train, ce qui m’arrive régulièrement quand je retourne sur les terres parentales, comme ce fut le cas ce week-end, il y a forcément dans un périmètre de deux rangées de sièges un de ces affreux nains grotesques découvrant soudainement ses capacités à faire des vocalises.

Cette fois-ci, le nabot ne répondait que trop peu au nom de Liberté. Oui, oui, c’est son prénom. Affublée d’une paire de géniteurs totalement inutiles en plus d’avoir des goûts de chiotte au moment de baptiser leur rejeton, elle a passé les trois heures du trajet à sauter à pieds joints sur l’assise de son siège, en poussant des sons suraigus dont je ne pensais pas capable un membre du genre humain. Malgré un nostalgique Wreckx-N-Effect généreusement diffusé dans les oreilles via mon lecteur MP3, ce dernier n’était pas assez puissant pour passer au dessus des cris émis par cet être maléfique et blond. De quoi vouloir l’enfermer, Liberté, et sans lui faire de statue. Les parents, totalement en extase devant le résidu de leurs coucheries dégueulasses et l’encourageant presque, ignoraient avec une faculté qui force l’admiration les mauvaises ondes et les regards noirs que le reste du wagon leur envoyait, à défaut de pierres, une denrée peu commune dans un TGV.

Trois heures plus tard, la tête comme un compteur à gaz, j’arrive enfin dans la région qui m’a vu naître. Ma tendre mère venue me chercher à la gare cachait sur la banquette arrière de la voiture familiale une petite surprise sous la forme de ma nièce, fruit des amours étranges entre ma sœur et un gendarme. La dernière fois que je l’ai vu, c’était un bébé parvenant à faire de magnifiques bulles avec sa bave et qui hurlait de peur en me voyant. A cause de ma barbe, paraît-il, c’est la raison qu’on avait trouvée. Aujourd’hui, c’est une vraie petite fille de 4 ans. Sanglée dans son siège, ce n’est qu’en arrivant à la maison qu’elle se réveillera, me dévisageant en fronçant les sourcils. « C’est toi, Tonton Cactus Acide et Beurre Fondu ? ». Euh… oui, ça semble correspondre mais ne crie pas s’il te plaît. Elle ne cria pas. Et tordit le cou pour me faire un bisou en échange d’un des miens. C’est marrant, ma bouche fait la taille de sa joue, j’ai peur de lui aspirer un œil. Elle sent la crème pour bébé sous ses petites boucles châtains.

Le lendemain midi, c’est elle qui viendra me réveiller en me donnant des petites tapes sur la joue. Normalement, c’est le genre de choses qui me met un peu en rogne, d’être sorti de mon sommeil à coups de claque. Mais là en ouvrant les yeux, je vois perchée sur mon ventre cette petite tête, avec ce large sourire dévoilant de minuscules dents tels des morceaux de sucre et ces grands yeux noirs brillants. Et je n’ai soudainement plus envie de la jeter par la fenêtre. Nous passerons l’après-midi à jouer. C’est à dire à faire quatre fois le même puzzle de 10 pièces. Je lui apprends à commencer par les bords en cherchant d’abord les coins et les pièces comportant un côté plat, elle me montre comment emmancher en force deux pièces qui n’ont strictement rien à voir. C’est stupide, mais c’est mignon. Dimanche, c’est le jour de la balade familiale. Cent mètres après le point de départ, elle a soudainement sommeil et mal au ventre, de plus ses chaussures sont trop petites, elle a un point de côté et il y a trop de vent. Elle finira donc la marche sur mes épaules, à saloper correctement ma veste avec ses baskets pleines de boue, tout en battant des mains pour que je marche plus vite et en émettant le plus cristallin des rires.

Quand ma soeur viendra la chercher en fin d’après-midi, c’est en pleurs qu’elle me dira au revoir. « Pourquoi on se voit jamais ? ». Parce que j’habite loin. Parce que je suis brouillé avec ta mère et que ton père me déteste. Parce que normalement je n’aime pas les enfants.

- Posté à 12:23 -
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