Mais qui est-il ?

Mon contact à Washington me dit qu’on n’a pas affaire à un élève mais qu’on a affaire au professeur. Quand l’armée monte une opération qui ne doit pas échouer, c’est à lui qu’ils font appel pour entraîner les troupes, d’accord ? C’est le genre de type qui boirait un bidon d’essence pour pouvoir pisser sur ton feu de camp. Ce mec-là, tu le largues au Pôle Nord, sur la banquise avec un slip de bain pour tout vêtement, sans une brosse à dent, et demain matin tu le vois débarquer au bord de ta piscine avec un sourire jusqu’aux oreilles et les poches bourrées de pesos. Ce type-là est un professionnel.

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lundi 14 janvier 2008

Sex on the rock

C’est différent avec elle. Je ne peux pas dire qu’avant je n’aimais pas le sexe, non, mais à son contact j’ai redécouvert ce que c’était et plus rien ne sera jamais comme avant. De morne, monotone, répétitif, gentillet et presque machinal, c’est devenu bestial, pervers, intense, violent, spectaculaire. Et j’aime ça. Car plus important encore, je me suis découvert moi-même. D’amoureux attentionné je suis passé à amant vicieux. Elle m’y a encouragé, elle m’a fait plus viril, elle m’a façonné comme elle voulait que je sois, en me poussant dans mes derniers retranchements.

Elle me demande d’être méchant alors que je l’aime éperdument, alors je lui assène une claque retentissante en la traitant de salope, elle me demande de la baiser plus fort tandis que je m’essouffle, elle réclame un doigt supplémentaire quand je n’en dispose pas d’autre, elle veut tout de moi et je suis prêt à tout lui donner. Quand je suis nu face à elle, bandant à m’en éclater les veines, son regard gourmand et son sourire coquin me font me sentir beau et désirable, moi l’éternel complexé.

Et quand enfin, nous nous écroulons, épuisés, imprégnés de sueur, de foutre et de mouille, c’est cette fois avec tendresse et douceur que nous nous serrons l’un contre l’autre, pour nous susurrer l’un l’autre des mots d’amour dans le creux de l’oreille.

- Posté à 17:31 -
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